dimanche 18 mai 2008

Je suis donc à Berlin
J'aurais pu être ailleurs, j'en conviens volontiers,
Les îles ne manquent pas, ni les ports, ni les hommes.

Le monde et mon absence, certaines circonstances,
et puis deux, trois génies malhabiles,
Me portèrent, indolents, en ce lieu bétonné,
Où je glane, grand oisillon mal bronzé, des pitances morcelées:
là une grande église, toute de briques et de broc ciselée;
ci un collant mauve à souhait, sur des jambes allemandes
portant tronc charpenté;
au loin de massives cheminées, coiffant des avenues aérées,
que bordent des allées
aux venues débordantes
de femmes souriantes.

Je suis donc à Berlin,
j'aurais pu être ailleurs,
je laisse passe les trains
m'essaie à la langueur.

2 commentaires:

Onürb a dit…

Me voici à Lyon
dans ma ville retourné
si j'ai laissé l'béton
pour pouvoir m'envoler
les brumes berlinoises
semblent ne plus m'quitter
fumées d'amis, vapeurs grivoises
m'en voilà tout r'tourné!

Marie & Félix a dit…

AIGLE BUREAUCRATE

Rapace des hauteurs
Implacable reptile

Ni les chiens ni les chats
n'échappent à ta faim.

Sur le pavé mouillé silencieux
tu te glisses

Et ni les chiens ni les chats
n'échappent à ta faim.

Où que tu serpentes
tu ne baves que guimauve

Les chiens et les chats
ne seront jamais dupe.

Si de miel et de langueur
d'aventure tu succombes

Les chiens et les chats
pisseront sur ta tombe.